musicien dramatique en mouvement
C’est le diminutif de bouéboué, son surnom d’enfant.
Stéphane Guiral, lui, est né en 1976.
Intermittent mais impénitent, il apprend le métier en le faisant.
Après avoir cogné les trottoirs en crachant le feu, écumé les bistrots en jouant du rock et refait le monde sur les bancs de l’université de sociologie – il fait depuis 1996 majoritairement
l’acteur, avec entre autres «
L’âge de la Tortue» - bien qu’étant principalement musicien, notamment pour la compagnie de danse «
Ladaïnha», ou «Vent d’étoiles» en rue – et le plus souvent engagé en tant que danseur, comme chez «
Tango
Sumo».
«Je suis un grand moyen, alors il faut que ça serve.»
Il a poussé à Rennes à «
L’élaboratoire», une friche artistique qu’il jardine avec d’autres mauvaises graines. De créations collectives en montages
de projets culturels, de festivités en interventions impromptues, il signe son premier solo
A court de miracle avec l’aide de la «
C.I.A.»
en 2002 ; le second,
Jean Paul Pétale voit le jour en 2005. Un troisième (2009),
Bordel de Bouèb, reflète une envie de triptyque de trio autour d'une grêve du crime. A son image,
long et fin, «
Les Grands Moyens» s’emploient à être modestes et géniaux.
«J’ai un côté clown, un côté punk et un côté intello.»
Il provoque par des actes et prête à rire avec ses mots. Il est «persécussioniste». Le rythme le met en mouvement,
et celui-ci crée du son. Le geste livre ses émotions profondes. Il voulait faire la révolution, il est parti faire un petit tour.